Votre enfant dyspraxique à l’école se fatigue vite, rend des cahiers difficiles à relire ou n’arrive pas à terminer ses exercices ? Pourtant, il comprend, il participe à l’oral et il fait beaucoup d’efforts. Cette situation est fréquente, et souvent très frustrante, pour lui comme pour vous. En effet, l’école demande sans cesse d’écrire, de tracer, de ranger et de s’organiser : exactement ce qui coûte le plus à un enfant dyspraxique.
Je suis thérapeute pour enfants et graphopédagogue, spécialisée dans l’accompagnement du TDAH, des troubles dys et du TSA. Mon cabinet, L’Envol en Confiance, se trouve à Cazouls-lès-Béziers, près de Béziers, dans l’Hérault. J’y accompagne des enfants dyspraxiques et leurs parents, notamment autour des difficultés scolaires.
Si vous souhaitez d’abord comprendre ce qu’est la dyspraxie et comment elle se repère, vous pouvez lire mon article Dyspraxie chez l’enfant à Béziers : comprendre et accompagner votre enfant au quotidien. Ici, nous allons plutôt nous concentrer sur l’école. D’abord, nous verrons ce que vit votre enfant en classe, matière par matière. Ensuite, nous ferons le point sur les aménagements possibles et les dispositifs officiels. Enfin, je vous expliquerai comment l’accompagner, à la maison comme au cabinet.
Ce que vit un enfant dyspraxique à l’école
La dyspraxie, aussi appelée trouble développemental de la coordination, touche la planification et l’automatisation des gestes. Autrement dit, l’enfant sait ce qu’il veut faire, mais son cerveau a du mal à organiser les mouvements nécessaires. Par conséquent, des gestes qui deviennent automatiques chez les autres enfants restent coûteux pour lui.
Or, à l’école, ces gestes sont partout. Ainsi, un enfant dyspraxique à l’école dépense souvent une énergie considérable pour des tâches qui paraissent simples. Il lui en reste alors moins pour comprendre, réfléchir et mémoriser. Voyons donc, matière par matière, ce qui peut le mettre en difficulté.
L’écriture et la copie
L’écriture est souvent le premier signal visible. En effet, l’enfant dyspraxique écrit lentement, avec une écriture irrégulière et parfois difficile à relire. La copie au tableau est particulièrement éprouvante : il doit lever les yeux, retrouver sa place, mémoriser un mot, puis le recopier. Par conséquent, il prend du retard, et ses leçons sont souvent incomplètes.
De plus, comme toute son attention part dans le geste, il fait souvent plus de fautes d’orthographe qu’à l’oral. Ce n’est donc pas qu’il ne sait pas : c’est qu’il ne peut pas tout gérer en même temps.
Les mathématiques et la géométrie
En mathématiques, la posée des opérations peut poser problème. Par exemple, aligner correctement les chiffres en colonnes demande une bonne organisation dans l’espace. Ainsi, un enfant qui maîtrise parfaitement le calcul mental peut se tromper simplement parce que ses chiffres sont mal alignés.
La géométrie est souvent encore plus difficile. Tenir une règle, manier un compas, utiliser une équerre : tous ces gestes demandent une coordination fine. Par conséquent, l’enfant peut comprendre la leçon, mais être incapable de réaliser la figure demandée.
Les tableaux, les cartes et les documents chargés
Par ailleurs, certains enfants dyspraxiques ont aussi des difficultés visuo-spatiales. Ils peinent alors à se repérer dans un tableau à double entrée, une carte de géographie ou une fiche très chargée. De même, ils peuvent sauter des lignes en lisant, ou perdre leur place sur la page.
L’organisation du cartable et du bureau
Ensuite, l’organisation matérielle est souvent compliquée. Ranger ses affaires, retrouver le bon cahier, sortir la bonne trousse au bon moment : tout cela demande une planification que l’enfant dyspraxique maîtrise mal. Ainsi, il oublie souvent du matériel, ou perd du temps à chercher ses affaires pendant que la classe avance.
Le sport et la récréation
Enfin, l’éducation physique et la récréation peuvent aussi être des moments difficiles. Attraper un ballon, sauter à la corde ou enchaîner des mouvements demandent une bonne coordination. Par conséquent, certains enfants dyspraxiques se sentent moins habiles que leurs camarades, et préfèrent parfois rester à l’écart.
La fatigue et l’estime de soi
Au final, toutes ces difficultés s’additionnent. L’enfant rentre souvent épuisé à la maison, avec parfois des colères ou des pleurs au moment des devoirs. De plus, à force d’entendre « applique-toi » ou « c’est mal écrit », il peut finir par croire qu’il est « nul ». C’est pourquoi il est si important de comprendre ce qu’il vit, et de mettre en place des aides adaptées.
Le passage au collège : de nouveaux défis
L’entrée au collège est souvent une étape délicate. En effet, l’enfant doit soudain gérer plusieurs professeurs, plusieurs salles, un emploi du temps qui change chaque jour et un cartable bien plus lourd. De plus, la prise de notes devient plus rapide, et les écrits plus longs.
Par conséquent, un enfant dyspraxique qui s’en sortait correctement en primaire peut se retrouver en difficulté au collège. C’est pourquoi il est utile d’anticiper cette transition. Par exemple, vous pouvez visiter l’établissement avant la rentrée, préparer un emploi du temps en couleur, ou demander qu’un adulte référent soit identifié. Ainsi, votre enfant aborde cette nouvelle étape avec plus de sérénité.
Enfin, si des aménagements existaient en primaire, pensez à les transmettre au collège dès le début de l’année. En effet, les dispositifs comme le PAP doivent souvent être réactualisés pour suivre l’évolution de votre enfant.
Quels aménagements pour un enfant dyspraxique à l’école ?
Bonne nouvelle : de nombreux aménagements peuvent soulager votre enfant en classe. L’idée générale est simple. Il s’agit de réduire ce qui lui coûte le plus, c’est-à-dire les gestes, pour lui permettre de se concentrer sur les apprentissages. Autrement dit, on ne baisse pas les exigences sur le fond : on adapte la forme.
Des aménagements simples en classe
Tout d’abord, certains ajustements peuvent être décidés directement avec l’enseignant. Par exemple :
- fournir des photocopies des leçons, plutôt que de demander une copie au tableau ;
- réduire la quantité d’écrit, en privilégiant les réponses courtes ou à l’oral ;
- proposer des documents aérés, avec une police plus grande et peu d’informations par page ;
- utiliser des repères de couleur pour les lignes, les colonnes ou les marges ;
- accorder du temps supplémentaire, ou réduire le nombre d’exercices ;
- évaluer le contenu plutôt que la présentation ;
- proposer des outils de géométrie adaptés, ou des figures déjà tracées à compléter.
Ces aménagements sont souvent peu coûteux à mettre en place. Pourtant, ils peuvent changer énormément de choses pour votre enfant.
L’ordinateur, un outil précieux
Par ailleurs, pour certains enfants dyspraxiques, l’ordinateur devient un vrai soulagement. En effet, taper au clavier permet souvent d’écrire plus vite et plus lisiblement, tout en libérant de l’énergie pour réfléchir. Toutefois, apprendre à utiliser l’ordinateur efficacement demande aussi du temps et de l’entraînement. C’est pourquoi cette décision se prend au cas par cas, en lien avec les professionnels qui suivent votre enfant.
Les dispositifs officiels : PAP et PPS
Quand les difficultés sont durables, des dispositifs officiels permettent de formaliser les aménagements. Pour bien les comprendre, vous pouvez consulter la page officielle sur les aménagements scolaires pour les troubles dys. Elle présente notamment les deux principaux dispositifs :
- le plan d’accompagnement personnalisé (PAP), destiné aux élèves qui rencontrent des difficultés scolaires durables liées à un trouble des apprentissages, comme la dyspraxie. Il permet par exemple des consignes reformulées, des polices agrandies ou un travail allégé ;
- le projet personnalisé de scolarisation (PPS), qui nécessite un dossier auprès de la MDPH et une reconnaissance de handicap. Il peut prévoir, entre autres, du matériel pédagogique adapté, comme un ordinateur, ou une aide humaine.
Pour en savoir plus sur le dispositif adapté à votre enfant, parlez-en d’abord à son enseignant ou au directeur de l’école. Le médecin scolaire peut aussi vous orienter.
Préparer la rencontre avec l’enseignant
Enfin, la rencontre avec l’enseignant est souvent une étape clé. Pour qu’elle soit constructive, il est utile de la préparer. Par exemple, vous pouvez noter les principales difficultés que vous observez à la maison, et les aides qui fonctionnent déjà. De plus, si votre enfant a eu des bilans, leurs conclusions peuvent aider l’enseignant à mieux comprendre son profil.
Gardez aussi en tête que l’enseignant a souvent de nombreux élèves à gérer. Ainsi, quelques propositions concrètes et réalistes ont plus de chances d’être mises en place qu’une longue liste. L’objectif est de construire une collaboration, dans l’intérêt de votre enfant.
À la maison : soutenir votre enfant dyspraxique dans sa scolarité
L’école ne s’arrête pas à la sortie de la classe. En effet, les devoirs, le cartable et la fatigue suivent votre enfant jusqu’à la maison. Voici donc quelques pistes pour l’aider, sans transformer chaque soirée en bataille.
Alléger les devoirs écrits
Tout d’abord, cherchez à réduire la part d’écrit quand c’est possible. Par exemple, vous pouvez écrire sous sa dictée pour certains exercices, afin qu’il se concentre sur le contenu. De plus, faire réciter les leçons à l’oral est souvent plus efficace que de les faire recopier. Enfin, n’hésitez pas à en parler à l’enseignant si la quantité de devoirs devient ingérable.
Organiser le cartable ensemble
Ensuite, aidez votre enfant à préparer son cartable la veille, avec une liste illustrée de ce dont il a besoin chaque jour. Par ailleurs, des pochettes de couleur par matière facilitent souvent le repérage. Ainsi, il oublie moins d’affaires, et il gagne en autonomie petit à petit.
Respecter sa fatigue
Un enfant dyspraxique rentre souvent épuisé de l’école. C’est pourquoi il est important de prévoir un temps de pause avant les devoirs : un goûter, un moment de jeu libre ou une activité physique. De plus, de courtes séances de travail, entrecoupées de pauses, sont souvent plus efficaces qu’une longue heure de devoirs.
Valoriser ses forces
Enfin, n’oubliez pas que votre enfant a aussi de nombreuses qualités. Il peut par exemple avoir un riche vocabulaire, une grande curiosité ou une belle aisance à l’oral. Ainsi, mettre en avant ce qu’il réussit l’aide à garder confiance, même quand l’écriture reste difficile.
L’accompagnement au cabinet
En tant que thérapeute et graphopédagogue, j’accompagne les enfants dyspraxiques sur plusieurs plans, en complément des professionnels de santé qui les suivent.
Un travail sur le geste et l’organisation
Concrètement, nous pouvons travailler le geste d’écriture, pour le rendre plus fluide et moins fatigant. Par ailleurs, nous construisons ensemble des outils pour s’organiser : sur la feuille, dans le cartable ou dans les routines du quotidien. L’idée est aussi de trouver des chemins de contournement, quand forcer ne sert à rien.
Un travail sur les émotions et la confiance
De plus, l’accompagnement porte sur les émotions liées à l’école : la frustration, le découragement, parfois la colère. En effet, un enfant qui comprend mieux son fonctionnement se juge souvent moins durement. Par conséquent, il ose davantage, et il reprend confiance en lui.
Un appui pour les parents
Enfin, je peux vous aider à préparer vos échanges avec l’école, en identifiant ensemble les besoins prioritaires de votre enfant. Des temps d’échange réguliers permettent aussi de faire le point sur son évolution. Chaque enfant avance cependant à son rythme : je ne promets donc pas de résultats garantis, mais je m’engage à adapter l’accompagnement au fil des séances.
Il est important de le rappeler : en tant que thérapeute, je ne pose pas de diagnostic de dyspraxie. Le diagnostic relève du médecin, qui s’appuie sur des bilans réalisés par d’autres professionnels, comme un psychomotricien ou un ergothérapeute.
Vos questions sur l’enfant dyspraxique à l’école
Mon enfant doit-il redoubler ?
Le redoublement ne règle généralement pas les difficultés liées à la dyspraxie, car elles ne viennent pas d’un manque de compréhension. En revanche, des aménagements adaptés peuvent souvent l’aider à suivre avec sa classe. C’est une question à discuter avec l’équipe enseignante et les professionnels qui suivent votre enfant.
Faut-il un diagnostic pour obtenir des aménagements ?
Certains aménagements simples peuvent être mis en place par l’enseignant sans démarche particulière. En revanche, les dispositifs officiels, comme le PAP ou le PPS, s’appuient sur un avis médical ou une reconnaissance de handicap. C’est pourquoi il est utile d’entamer les démarches de diagnostic assez tôt.
Mon enfant doit-il tout faire à l’ordinateur ?
Pas forcément. L’ordinateur peut beaucoup aider, mais l’écriture manuelle reste utile au quotidien. Ainsi, l’objectif est souvent de trouver le bon équilibre, en rendant l’écriture manuelle plus confortable tout en utilisant l’ordinateur pour les tâches les plus longues.
Comment parler de la dyspraxie à mon enfant ?
Avec des mots simples et rassurants. Par exemple : « Ton cerveau a besoin de plus d’énergie pour certains gestes, comme écrire. Ce n’est pas de ta faute, et tu es tout aussi intelligent que les autres ». De plus, mettre un nom sur ses difficultés soulage souvent l’enfant, qui comprend enfin pourquoi certaines choses sont si dures pour lui.
Un cabinet à Cazouls-lès-Béziers pour accompagner votre enfant
Mon cabinet se situe à Cazouls-lès-Béziers, au nord de Béziers. Ce village du Biterrois offre un cadre calme, loin de l’agitation du centre-ville. Pour un enfant dyspraxique, souvent épuisé après l’école, c’est donc un vrai atout.
Pour les enfants, l’accompagnement se déroule uniquement au cabinet. En effet, travailler les gestes et l’écriture demande du matériel varié, et je peux observer directement la posture de votre enfant. J’accueille les enfants dès 3 ans, mais aussi les adolescents, notamment au moment du collège, quand la prise de notes devient plus exigeante.
Si vous cherchez un accompagnement pour votre enfant dyspraxique à l’école, à Béziers ou aux alentours, le cabinet est accessible depuis de nombreuses communes : Béziers, Boujan-sur-Libron, Maraussan, Lignan-sur-Orb, Thézan-lès-Béziers, Murviel-lès-Béziers, Puimisson, Magalas, Puisserguier, Capestang, Cessenon-sur-Orb, Saint-Chinian, Villeneuve-lès-Béziers ou Sérignan.
Prendre contact
Pour faire connaissance, vous pouvez réserver un appel découverte gratuit de 15 minutes, dans la catégorie « Premier contact » sur Crénolibre. Ensuite, si l’accompagnement vous convient, vous pourrez réserver le premier rendez-vous au cabinet, toujours via Crénolibre. Si vous avez une question, vous pouvez aussi me contacter par le biais du site Envol en Confiance.
Aider votre enfant dyspraxique à l’école, pas à pas
En résumé, un enfant dyspraxique à l’école n’est ni paresseux, ni maladroit par manque d’effort. Il fonctionne simplement différemment, et l’école lui demande sans cesse ce qui lui coûte le plus. Ainsi, avec des aménagements adaptés, une bonne collaboration avec l’enseignant et un accompagnement bienveillant, il peut retrouver du plaisir à apprendre et reprendre confiance en lui.
De plus, vous n’avez pas à tout porter seul. Si l’école devient une source de souffrance pour votre enfant, n’hésitez pas à demander de l’aide. Je serai heureuse de vous accueillir au cabinet, avec votre enfant, pour l’aider à prendre son envol en confiance.


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